Terres Puègmirol dans les Royaumes Renaissants Index du Forum
Une chasse au cerf
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Alinoë de Chenot



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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 16:22    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Revue du message précédent :

Alinoë écouta l'ancien, elle se fit plus attentive. Ces forets étaient giboyeuses, plus que dans ses châteaux et pourtant il y en avait beaucoup de cerfs dans ses bois à elle.
Elle se pencha vers Iskander pour mieux l'écouter et hocha la tête


- Oui je comprends mais dans cette région, il est difficile de défricher sauvagement, le duc en aurait été informé.
Et puis il aurait fallu prendre beaucoup sur la forêt pour diminuer la population des cerfs en un seul été. Ici les arbres sont hauts,
l^herbe épaisse. Ce n'est pas la garrigue du Sud si aisément inflammable. Aucun paysans n'abattrais les arbres du duc de cette façon, quelques uns oui mais autant ?
Je crois que cet homme ment. Pourquoi je ne le sais pas. Regarder comme il se tient devant Eddo, il ne le regarde pas en face.
Eddo exige bien sur le respect mais il veut aussi la franchise, il ne demandera jamais à son interlocuteur de lui parler les yeux rivés au sol.
Sauf s'il veut l'humilier et là ce n'est pas le cas, il veut la vérité.


Elle observa encore l'homme et se penchant à nouveau elle ajouta


- Cet homme ment. Cela doit être sérieux pour qu'il prenne ce genre de risque. Eddo est susceptible, il ne tolère pas que l'on se moque de lui, moi non plus d'ailleurs.

Elle voulait demander quelque chose àè l'homme mais elle ne voulait pas interrompre son ami.
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 16:22    Sujet du message: Publicité

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Eddo Puègmirol



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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 20:59    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Ainsi donc tel est votre... raisonnement. Je, Votre Duc, suis responsable directement de l'énervement et des actes du cerf.

Eddo se tait, sa voie avait été forte dans la chapelle, ne cachant pas son agacement devant cette attaque sur sa personne. Puis il regarde ses invités qui discutes entre eux et leur fait un clin d'oeil avec un sourire malicieux. Dans la chapelle un silence de mort s'installait. Le duc ne fit rien pour le rompre, goutant le plaisir de savoir qu'ils savent qu'ils lui mentent et leur laissant loisir de revenir sur leur fait. Bruit de pas de gens qui bouge nerveusement, bruit de toux géner, silence.

Le duc reprend la parole d'une voie mielleuse et douce. Relèves toi et regarde moi dans les yeux, pour me redire tout cela, toi qui est leur porte parole. Relèves toi! Les derniers mots tonnent comme l'orage de printemps inattendue. L'homme comme porter par les mots se relève comme s'il avait vingts ans de moins tandis que les autres se reculent, se rapprochant ls uns des autres comme pour se protéger.

Le regard de l'homme se relève et cherche à éviter celui du duc, regard ducal qui lui ne scie pas.
Alors! Regardes moi donc vieillard sage et porte parole de mes gens du val soana! Silence. L'homme accroche le regard du duc, mais tandis que son regard devient fixe, son corps commence à trembler. Silence. Mens moi en me regardant! Silence. L'homme finit par tomber au sol, tremblant comme un enfant jeter dans un torrent de montagne. le silence reste.

Mon père? Quelque chose à dire? Le chapelain qui ne disait rien jusque la pousse un couinement aigue. Oui vous. Vous êtes en charge de leurs âmes, non? Couinement un peu plus grave, toux nerveuse et un O... Oui Alors, si mes animaux chasse mes gens, parce que je suis trop grand veneur, chassons nous aussi mes gens, qu'en pensez vous? Vidons les deux vallées de leurs villages pour en faire un sanctuaire dédier à mes chasses. Le duc parle posément, regardant le groupe qui regardait le vieux au sol et qui d'un coup regardait le duc avec un effroi de plus en plus visible.  J'ai besoin de matelot pour mes navires sur le Pô, de fier montagnanrd devrait faire de bon matelots, non? Le chapelain ne répond pas, abasourdit? énucléer par la nouvelle? Poltron? Mais est-il réellement la personnes à qui parle le duc?

Du groupe compact de blanc visage, sort une femme. Elle s'approche, elle ne tremble pas, à la différence de ses congénères masculin. Elle pose un genou à terre et prend la parole.

Mon seigneur, mon Maître, puisses tu écouter la parle de ta servante dévouée et fidèle*. Son italien et aussi peu ragoutant que sa personne, mélange entre du vieux latin, des dialectes locaux et la langue vernaculaire aussi déformé que possible. Sa langue allant d'égal avec la matrone. Le regard fier que l'on imagine parfaitement sur une vestale, un corps disgracieux du travail de la terre et des habits la classant définitivement dans le servage moyen.

Si le dieu cerf et mécontent c'est bien parce que ses enfants sont tués. Nous n'avons aucun droit de toucher les nobles animaux, pourtant des faons meurent en nombre. Le prêtre jusque là couinant ou silencieux, s'exclame d'un SORCIÈRE qui aurait fait tomber le crépis de la chapelle, s'il en était rester. Ne serait-ce pas plus les clairière faites par ton mari à coup de grand feu, qui ont énervé les animaux? Dans le groupe d'homme, un peu moins prostrer par la prise de parole de la femme, une voix dit, caché par les autres. Et toi le curetons, ne serait-ce pas plutôt des processions et tes exorcisme bidon qui ont rendu furieux le Cerf? Le capitaine de remettre une couche en disant Et toi ce ne serait pas toi avec tes bâtards disséminé dans toute l'Italie?

Puis bien vite c'est le brouhaha. Chacun s'invectivant, le vieux du sol râlait sur le capitaine, qui conspuait les hommes qui crachait sur le prêtre qui vociférait à l'hétérodoxie sur la femme qui critiquait le vieux. Eddo sourit un peu dépité et dit à ses invités.

Bienvenue en mes terres. Je les faits taire et vous laisse poser vos questions, moi j'avoue en avoir un peu cure de qui fait quoi, mais si vous me dénouait ce sac de noeud, la tête du cerf et votre. Toujours souriant à ses invités Eddo leur fait un clin d'oeil, puis il regarde la foule et frappe le sol de sa canne. Une fois. les gens n'entendent rien. Deux fois, le capitaine et la femme le remarque et se taisent. Trois fois, silence complet mise à part le prêtre qui comprenant trop tard que la fin de la récrée et finie, toussote et s'excuse avant de retourner au silence.
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Iskander



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MessagePosté le: Dim 13 Mar 2011 - 19:34    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Sorcière ... on disait sorcière les femmes trop belles, ou trop vives, ou trop perspicaces ou ... enfin, j'avais vu traiter de sorcière bien des femmes de tête, comme argument facile pour les faire taire.

Et j'en avais ressenti d'autres.

Elle avait le dos vouté de celle qui gratte sa vie de la terre, inlassablement. Elle avait les hanches larges de la femme qui vait déjà donné naissance. Et ce regard sur les choses étranges.

Ses mots constataient. Ils ne maîtrisaient pas.

Des faons morts. La seule chose tangible dite. J'avais vu les dégâts des maître mineurs, prospectant partout, empoisonnant les sources. Mais c'était ici contrée de montagnes, des sources,  il y en avait partout.

Ses mots, je les percevais à peine, sabir mâtiné de dialectes consanguins.

Prenant le Duc au mot, je m'avançai, les mains ouvertes.

Bonjour Dame.

Je suis Iskander, Chancelier de Provence. Je viens de loin à l'invitation de Sa Grâce.

Je suis berger aussi. Et l'apprenti d'un maître tanneur.

Je connais les bêtes, pas comme un veneur, mais comme celui qui les soigne.

Tu dis que les faons meurent. Comment sont-ils morts ? Comment étaient-ils ?

Peux-tu me dire pourquoi ? Sinon, peux-tu me les décrire ? Ou m'en montrer un mort récemment ?

Et, s'il te plait, dis-moi ton nom.
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PNJ1



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MessagePosté le: Lun 14 Mar 2011 - 16:12    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Sorcière. Il l'avait appelé sorcière ce maudit curé. Un jour elle le tuerait. Elle n'avait pas peur de l0enfer. L'enfer elle l'avait déjà connu.
Elle le voyait tous les matins en se regardant dans le bout de miroir cassé qu'elle avait réussi à prendre dans une maison close où elle avait travaillé un certain temps.
Qui aurait reconnu la si jolie jeune fille dans cette femme fanée, enlaidit par le vice et les vicissitudes de la vie de prostituée et de pauvre ? Personne dans le village ne l'avait reconnue quand elle était revenue.
Elle haïssait ce curé qui ne savait rien d'elle et qui venait la sermonner dés qu'il le pouvait.
le duc fit régner le silence et c'est à ce moment là qu'un des amis du duc lui parla.
Elle sursauta, elle ne s'y attendait pas. Il lui parlait avec respect et gentillesse, elle n'en croyait pas ses oreilles.
Ainsi il était berger ? Elle aurait cru qu'il était noble. Il était si bien vêtu et la demoiselle qui les accompagnait était une noble, c'était certain.
Comment un berger pouvait être avec eux ?
Chancelier ? C'était quoi ça ? Elle ne savait pas ce qu'était un chancelier, mais cela devait être une haute personne.

Elle s'approcha timide brusquement, s'essuyant machinalement les mains sur sa robe de drap sale.


- Je m'appelle Frida. Les faons je les aie vu. Mon fils me les a montré. Ils étaient morts!

Elle baissa la voix et se pencha en avant pour lui dire

- Ils avaient le ventre ouverts. Si si, je l'ai vu !
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Alinoë de Chenot



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MessagePosté le: Jeu 17 Mar 2011 - 09:22    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Alinoë regardait les montagnards et la voix de Eddo se fit coupante, cinglante. Bien sur il n'était pas dupe des mensonges du patriarche et il le lui fit bien sentir.
Alors une femme approcha et parla. Une femme dont Alinoë n'aurait su dire l'âge. Il faut dire qu'à ce petit jeu là, la petite duchesse était totalement nulle, jamais elle n'arrivait à donne le bon âge à une personne.

Alinoë se fit plus attentive. Ce que disait la femme était des plus interessant surtout que le curé n'avait pas du tout l'air d'apprecier son intervention. Intervention qui suscita un grand brouhaha qu'Eddo calma fermement. La Jeune fille sourit mais resta introguée, elle allait interroger la femme quand le chancelier de Provence s'approcha de la dite femme et l'interrogea avant.
Alinoë fut stupéfaite de le voir ainsi, il était d'une douceur, d'une gentillesse avec cette femme. Il se mettait à son niveau pour l'interroger, comme un frère le ferait pour une sœur. Alinoë en était abasourdei.
Elle comprit pourquoi cet homme avait sauvé sa mère qui était son ennemi. Il était d'une bonté incroyable. La petite duchesse se sentit toute petit à coté. Elle n'aurait pas interrogé cette femme avec autant d'humilité et de naturel.
Bien sur, elle n'aurait pas été arogante mais elle serait restée duchesse. Bah vous direz qu'elle est née duchesse mais là, la jeune fille prenait une leçon de vie.

Elle écouta à peine la femme mais fut intriguée par la dernière phrase que celle-ci murmura à Iskander. Elle n'avait pas entendu.
Alors elle s'approcha à son tour et s'adressa à Iskander


- Qu'a-t-elle chuchoter ?
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Iskander



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MessagePosté le: Sam 19 Mar 2011 - 23:55    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

J'en restai coi un moment.

J'avais bien entendu les paroles de la Frida.

Frida "la blonde", un nom de loin, pas tout à fait italien. Frida avait une histoire qui me dépassait.

Mais ... sa dernière description me sidéra.

Le ventre ouvert.

J'avais parlé autant à son attention qu'à celle de la jeune duchesse arrivée aux nouvelles.

C'est ... laissées ainsi, le chasseur ne peut plus récupérer la viande pour les siens, car elle se gâte.

Etait-ce une ouverture vive, faite par une lame ? Ou celle laissée par les dents d'un animal ?

T'en souviens-tu Frida ?
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Eddo Puègmirol



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MessagePosté le: Mer 23 Mar 2011 - 09:42    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Le duc écoutait, comme promis en silence. Il faut dire que le silence était lourd dans la chapelle. Tout le monde regardait la scène selon sa façon d'être, de vivre, de voir le monde et selon son histoire. Les autres chefs de villages regardaient avec dédain la femme, par son statut de femme, par son outrecuidance à parler à leur place, parce qu'elle se fait remarquer devant le duc alors qu'eux sont la comme des imbéciles à ne rien dire et ne rien savoir dire. Le capitaine regardait la femme avec tristesse, celle de l'homme à femme qui voit le déchet d'une beauté qui à du ravir bien des coeurs. Le chapelain, la regarde avec horreur, l'horreur de l'homme de foi qui voit le mal partout et surtout là ou il peux aller le chercher.

Le duc lui écoutait d'une oreille distraite, se demandant où tout cela allait les emmener. Des faons morts, des ventres ouverts. Il est certain qu'un enfant doit être bien mal de voir un tel spectacle. Voir sa famille tuer le cochon, décapiter les poules et autres gallinacés, voir veuler, agneuler et autres, tel sont les habitude des enfant des campagnes. Tuer au lance pierre des oiseaux, des petits animaux était aussi une habitude. Mais voir de nobles animaux  être éventrés, cela devait choquer.

Alors qu'il ouvrait la bouche pour prendre la parole, le bedeau entre dans la chapelle. Sans faire montre d'un intérêt quelconque pour la scène qui se déroule dans celle-ci l'homme gras et au visage lourd de ceux qui n'ont pas l'esprit rapide, il passe dans la scène et s'approche de la corde vermoulue qui pend à l'opposé du choeur ou se trouve le duc et ses invités. Consciencieusement, il se crache dans les mains, puis, alors que le chapelain, le regarde d'un visage devenue blanc devant l'incongruité de la chose, il se met à tirer sur la corde.

Le capitaine commence à se mettre en marche pour l'arrêter quand c'est lui qui est stoppé par le duc, qui à un sourire large et amusé. Il lui dit.
Laissez faire, c'est important pour toute la vallée. Le capitaine regarde le duc avec étonnement puis avec respect, avant de reprendre sa place. Car une cloche est un élèment plus qu'important dans le quotidiens d'un serf. Elle rythme sa vie, lui dit où il en est de sa journée et lui permet de savoir s'il a prit du retard dans sa tache, combien de temps il lui reste, c'est aussi un signe de ralliement si un problème se passe au village, un signe d'allégresse de temps en temps.

Une fois les huits coups sonnés et l'appréhension de certains de savoir si l'édifice n'allait pas s'éffondrer sur eux, puis après le temps de raisonnance qui empeche encore les gens de parler, le duc souriant dit.
En coin ton histoire diffère tel de faons dévorer par des loups? où par des linx? ou par qu'importe l'animal sauvage?

Le duc parle un peu fort ayant encore le raisonnement des cloches à l'oreille et tenant a être entendu par l'assembler.
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011 - 07:37    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

La belle jeune fille s'était approchée pour entendre ce qu'elle disait. Frida fit un pas en arrière, d'instinct elle la haïssait cette jeune fille.
La demoiselle transpirait la noblesse par tous les pores de sa peau. Elle était jeune et elle irradiait. Elle était tout ce que Frida ne serait jamais.
Elle était tout ce que Frida avait toujours rêve. La Noblesse et la Beauté. Cette jeune fille n'avait jamais du connaitre la faim, ni la souffrance.
Frida regretta d'être venue, mais elle voulait tant voir le duc.
 Le bedeau entra lentement, Frida eut un mouvement vite refréné. Décidément, tous ceux qu'elle détestait était là ce jour. Le bedeau elle ne l'aimait pas.
 Pourquoi ? parce que... dans un village, on tolère même on protège celui qui est lent,celui que la nature a délaissé oui, dans un village, le débile léger est protégé mais pas le deuxieme.
 Le deuxième lui est chassé, moqué, il est mis au ban du village. Il exclu et le deuxieme était le fils de Frida.

Le bedeau avait enfin fini, elle regrettait d'avoir parlé. Frida aurait voulu être loin, maintenant.
Elle n'avait pas résisté au désir de paraitre devant le Duc. Elle n'avait pas résisté de dire ce que les autres ne savaient pas. Mais une peur sourde l'envahit.avait-elle eu raison ?
Elle regarda le Duc, il était sévère. On lui avait dit qu'il pouvait être inflexible. Puis son regard se posa sur l'homme, le bon. Elle ignora la jeune fille.


- Ce ne sont pas des loups qui ont tués ces faons, ce sont des hommes. La chair était coupée pas déchiquetée et..


Elle haussa la voix et prévint la question qui n'allait pas tarder à tomber


- Je ne sais pas qui a fait ça, Votre Grâce !

La peur se lisait dans ses yeux. Elle mesurait l'ampleur de ce qu'elle avait dit.
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Iskander
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011 - 17:11    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Il y eut comme un éclat ... le bedeau fendant la foule, mine de rien ...

Puis Frida ... Frida, s'avançant seule contre la foule, bravant les siens, ses voisins ... son amertume à l'encontre l'Alinoë, sa peur de son Seigneur. Le courage d'une femme, celui de se dresser, non pas en foule, mais seule, armée de rien du tout, consciente de ce qu'elle craint, pour les siens d'abord, et pour eux à travers elle.

Puis de révéler ... des faons tués, de la main de l'homme.

Assez pour rendre le cerf furieux.

Assez pour faire venir le Duc au secours.

Assez pour ... pourquoi donc le Bedeau était-il là à sonner la cloche pour tous ? Qui avertissait-il à cette heure et pourquoi ?

Sans doute serait-ce déplacé de l'interrompre.

J'eus juste ce mouvement d'aller de l'avant, me placer à la droite de Frida, entre le Duc et la foule ... la cloche sonnait les heures, ou l'heure, je ne savais. Le Duc était au centre. Le fou que j'étais protégeait le pion. La jeune Dame l'était par la Tour.

Juste le temps d'une parole douce.

Merci.

Et pressentir le mouvement avant qu'il se déchaîne.
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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011 - 21:16    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Le duc regarde la scène avec surprise, puis il se lève et dit.

Bon c'est pas tout ça mais je crois qu'il est avéré que ce cerf attaque les gens, mes gens. Il me semble bon de le mettre à mort, même si avant cela vous Il montre la Frida, Vous allez nous indiquer les lieux où ce ou ces braconniers s'attaquent a mes biens. Espérons que nous les trouverons sur le fait. Je ne peux accepter ni que l'on tue mes gens, ni que l'on tue mes chasses.

Ceci étant dis, le duc s'approche de ses invité et leur dis.

Si nous allions prendre l'air et chasser? Cette atmosphère pesante ne me convient pas et m'ennuie pour vous. J'aurai espéré plus guilleret pour cette rencontre. La prochaine fois on ira pêcher. Après avoir fini cette réplique le duc rit de bn coeur autant pour lutter contre l'atmosphère qu'en imaginant la scène.

Pour couronner le tout le duc prend sa canne est sort de la chapelle sans un regard vers les gens qui se sont éloigner de la porte pour le laisser passer, ni vers le chapelain ou le capitaine.


Le capitaine, s'approche de Frida pour l'inviter a le suivre tout en jetant un regard clair et froid aux gens afin de s'assurer qu'ils aient compris le message sous jacent du duc "pas touche". Le chapelain lui s'affondre sur un tabouret et se prend la tête dans les mains l'air aussi abattu qu'un chiot grondé. Tandis que les chefs de villages se regardent avant de quitter la chapelle le regard bas comme les messes basses qu'ils échangent.
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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011 - 22:03    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

La petite duchesse ressentait l'animosité de Frida. Elle ne comprenait pas pourquoi puisqu'elle ne connaissait pas cette femme.
Elle était encore trop jeune pour comprendre que ce n'était pas elle, Alinoë que Frida n'aimait pas mais tout ce qu'elle représentait.
La jeune fille laissa passer le bedeau et écouta stoïquement les cloches tinter. Elle aurait dut que la scène était surréaliste si elle avait connu ce terme.
Enfin le vacarme cessa et Frida put expliquer à Iskander le fin mot de l'histoire. Frida ne parlait plus qu'au chancelier, elle le dévorait du regard.
Alinoë était gênée et mal à l'aise. Elle ressentait un sentiment indéfinissable.
Eddo finalement parla et détendit l'atmosphère, Alinoë se détendit et se reprit. Son parrain comme à son accoutumée avait su dire ce qu'il fallait
Elle lui lança un regard reconnaissant


- Oh oui, Parrain, allons chasser !

S'adressant au chancelier, elle lui dit d'une voix douce, voix qu'elle n'avait jamais utilisée, surement à cause de Frida. Frida reveillait la femme qui dormait encore chez la jeune fille


- Etes-vous bon pècheur ? Possible que cette chasse se termine sur les rives d'un lac poissonneux. Venez, suivons le !


Elle prit le bras du Chancelier pour l'entrainer à l'extérieur sans un regard pour Frida. Tous ceux qui connaissaient Alinoë auraient été surprise par son comportement.
La jeune fille était du genre douce et romanesque, toujours prête à aider les personnes qui souffraient quelque soit leur rang ou leur apparence.

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MessagePosté le: Mar 29 Mar 2011 - 14:59    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Le Capitaine vint près d'elle et la regarda froidement, cela fit sourire Frida, comme s'il pouvait lui faire peur, lui, avec son casque et son épée.
Elle en avait déshabiller de plus coriace que lui, Elle était sure qu'elle pouvait l'emballer en deux temps trois mouvements, il lui fallait juste une autre robe
et se refaire une beauté. Frida, la peur elle la ressentait pour autre chose.
Le duc n'avait pas prêté attention à ses dires, et bien sur la poupée qui l'accompagnait, tentait de s'accaparer de l'homme, celui qui lui parlait avec douceur.
Elle savait que les faons n'avaient pas été tués par des braconniers. Les braconniers les auraient dépecés pour prélever la viande les meilleurs morceaux.
Frida savait qu'il y avait quelque chose d'autre. C'est parce qu'il y avait quelque chose d'autre que les villageois avaient fait appel au duc.
Il y avait quelque chose qui leur faisait peur mais ils n'avaient pas le courage de dire la vérité au duc. Le curé étant le premier des lâches.
Elle lui dirait au duc, elle dirait à l'homme au regard bon et franc. Lui fera quelque chose, certainement. Quand à la poupée ? Pourvu qu'elle ait peur et qu'elle rentre
se faire mignoter au château.
Frida suivit aussi. Ils avaient l'intention de la laisser aller à pied et eux à cheval ? Le capitaine lui dit comme s'il avait lu dans ses pensées.


- Viens monte derriere moi et indique nous le chemin.
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Iskander
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MessagePosté le: Ven 1 Avr 2011 - 19:15    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

L'échiquier se délita.

Les "pièces" reprirent vie, se mouvèrent, doucement, prenant leur essort, laquelle triste, laquelle interloquée, laquelle inquiète ... sentiments vifs qui devinrent plus pastels, plus gris, se fondant dans une masse.

Le Duc lança la chasse. Frida fût prise en charge par le Capitaine. La foule sembla ... résignée. Craintive encore.

Tout cela.

La Lisière de la Nuit, ici ?

Etrange.

La jeune Duchesse me prît gentiment par le bras et m'entraina, fébrile à nouveau, redevenant "Diane Artémis".

Et bien, je pêche surtout dans le port de Marseille, au bout du môle, ou en plongeant.

C'est plus facile en plongeant : on ramène toutes sortes de molusques et de crustacés. Et puis, c'est plus agréable aussi : dans l'eau, sous le soleil, on a l'impression de voler, entre deux goulées.

Je vis Frida nous scruter un instant. La peur toujours.

Je suivis son regard. Et posai à nouveau à question, à mi-voix, pour moi-même et pour la jeune Alinoë.

Qui serait assez fou pour tuer une bête et laisser sa viande se gâter ? C'est pitié vraiment. Ou autre chose.

Et de l'aider à monter en selle.

Nous saurons bien assez vite.

Et de monter à mon tour sur Bucéphale qui s'impatientait.

Bucéphale avança tout d'un coup, impatient de partir, m'emportant par son élan.

...

Et nous voilà conduit dans les terres de sa Grâce, que je ne connaissais pas, tâchant de rester à la hauteur de la jeune Duchesse, nous enfonçant dans un pays couvert des brumes de printemps.

Frida, le Capitaine, Sa Grâce et d'autres étaient devant.

Drôle de temps pour une chasse. La brume était partout, lisière d'un monde d'ailleurs où les arbres surgissaient, non pareils, où les bruits étaient étouffés, diffus, venant de partout, de nulle part.

La Lisière de la Nuit.

Un endroit spécial, en deça des ombres, mais proche de l'au-delà. Monde réel sous nos pas, et déjà plus quand nous les levions.

Nous avançions, certainement, droit vers ... quelque part, traversant des gués froids, la brume, partout, et pas un souffle de vent. Juste le son de la cloche au loin, très loin maintenant. L'appel de Dieu et des Heures qui s'estompe.

Je me rapprochai de la jeune Duchesse, son arc bandé, et raffermis ma prise sur l'épieu, dérisoire, je le savais, mais contact rassurant du bois dans ma paume. Ces petits contacts avec le réel. Son parfum. La buée sortant des naseaux de nos chevaux. Le son des sabots étouffés. L'air du printemps qui n'était déjà plus tout à fait là. Cette impression d'estompement.

Pas vraiment opressant. Juste cette impression d'avoir commencé à voler.

Puis un son différent. Ténu. Lointain. Mais dans la brume, qui peut dire.

Je touchai sa main pour la prévenir. Un effleurement. Une prise rassurante.

Cela avait commencé. Quelque chose avait commencé, vraiment.

Mais quoi ?
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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Ven 1 Avr 2011 - 22:16    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

La forêt, sombre et humide. Depuis les temps primordiaux le temps c'est arrêté devant les portes de ce monde à part. Une vie bruyante, sauvage, invisible, bruissante, accompagne la troupe. Celle-ci, sentant que l'on rentre dans un monde où l'on n'est plus sur de rien, où le maitre n'est peux être pas celui que l'on crois, où la place de l'homme n'est pas définit et où sa sacro sainte recherche de sécurité est bien précaire, entraine le silence.

La forêt est le lieu de toutes les peurs, de tout les danger, de toutes les morts. Combien sont entrés chercher du bois et ne sont jamais revenu? Combien ont vu les loups par un hiver rigoureux sortir comme des ombres par une nuit de pleine lune pour venir voler un nourrisson ou un enfançon? Combien on vu alors qu'ils allaient aux champs les taillis bouger sans vent et entendus les murmures venu d'on ne sait où.

Qui n'a jamais entendu sa mère, sa nourrice, sa parentèle raconter les histoires les plus incroyables, les plus sanglantes, les plus effroyables, les plus terrible, se passant dans la forêt? Qui a oublier l'histoire de cette jeune fille mangé par le loup alors qu'elle allait apporter de la nourriture à sa mère grand, malade? Qui a oublié l'histoire de cette enfant mangé par les loups car personne n'était venu à son aide parce qu'il criait au loup pour un rien?

Notre vie, notre éducation, notre être est construit sur l'idée même que la forêt est un lieu à part, un lieu hors du temps et hors du monde. C'est ici que la troupe s'aventure, à la lisière des croyances populaire et des mythe paiens, à la lisière entre le royaume des hommes et celui des animaux.

Tout cela les gens accompagnant le duc et ses invités en sont pétri, c'est de là que vient le silence. Il vient aussi des regards apeurés lancés autour d'eux par les moins aguérrie des chasseur, à chaque son inattendu. Les plus anciens eux, reste simplement dans le silence attentif de celui qui sait qu'il est entré en territoire ennemi.

La troupe suit un éclaireur qui de temps en temps va voir la Frida pour s'assurer de ne pas perdre la trace qu'elle annonce. Allant de chemin d'animaux en sente, montant et descendant les pré-Alpes au gré des dires de Frida le temps passe. Mais qui sait quand sommes nous? Pourtant après un temps long, ou court, selon l'effet de la forêt sur les gens, la troupe arrive au lieu dont parlait frida.

Pendant ce voyage transitoire, le duc était resté de marbre. Cette forêt lui rappelait celle de Forc, l'ambiance éthéré et outremondaine, de ces lieux où l'on sait que tout peux arrivé. Le meilleur comme le pire. Déjà les fantômes de cette époque passé s'approchait du duc pour le hanter. Mais celui-ci repris ses esprits pour regarder la forêt comme un objet étonnant et inhabituel, un peu comme ses nubiens. Un objet qui mérite l'attention par son étrangeté et sa rareté.

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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Sam 2 Avr 2011 - 14:20    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Ils allaient plus vraiment à l'endroit prévu pour la chasse, non ils allaient vers on ne savait quoi, seule Frida le savait.
Le cerf pour l'instant pouvait être tranquille, les chasseurs étaient attirés par autre chose. Par un mystère.
Le soleil pourtant prompt à se lever, n'arrivait pas à transpercer la brume qui enveloppait la foret. Les sapins géants
ne montraient par leur cime, et le ciel se dérobait comme s'il voulait laisser les chasseurs seuls avec leur mystère.
Le froids se fit plus vifs et la jeune duchesse plus attentive. Elle n'avait pas peur des forets, de ses forets mais celle-ci n'était pas à elle.
Il lui semblait que cette foret sans être hostile n'était pas accueillante.
Elle tourna la tête et le vit qui chevauchait à coté d'elle, l'homme qui était devenu son héros sans qu'il le sache. Quelques mètre plus loin, il y avait
son autre héros, Eddo. Elle eut un soupir d'aise, il ne pouvait rien lui arriver avec ses deux hommes.
Alors rassurée, elle laissa son imagination vagabonder. Une foret sombre, éclairée par un halo diffus de lumière. Des bruits étouffés.
des ombres furtives, un groupe de cavaliers qui allaient vers un inconnu hostile peut-être, étrange surement. Il y avait tous les ingredients pour
que l'imagination de la conteuse se nourrissent.
Un son. Un son qu'elle ne reconnait pas
Un geste. Un effleurement. Un contact. Un frisson.
Elle attrapa la main. Le geste avait précédé sa pensée.
Elle la serra, elle n'avait pas peur, c'était autre chose.
Un regard. Un regard et elle ne lâcha pas la main. Elle se pencha.
Comme un murmure


- Qu'est-ce ?
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MessagePosté le: Lun 4 Avr 2011 - 16:12    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Frida était monté derriere le capitaine, elle lui indiquat le chemin à travers les bois.
La brume, l'aspect fantasmagorique qu'avait le paysage ne la touchait pas. Elle avait l'habitude.
Souvent, elle allait dans la foret avant le lever du soleil pour lever les collets avant que passe le garde chasse.
Elle ne s'effarouchait pas pour si peu, elle n'était pas une de ces nobles de la plaine comme la fille qui était avec le duc.
Son ressentiment envers la jeune fille ne s'était pas calmé. En regardant derriere, elle avait vu la jeune fille chevaucher de concert avec l'homme bon
et cela n'avait fait qu'augmenter sa jalousie.
Le cheval accéléra et elle fut appuyée sur le dos du capitaine. Des flots de souvenirs lui remontèrent à la surface.
Des odeurs, des voix. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas tenu un homme dans ses bras. Depuis son retour en fait.
Alors qu'elle se laissait aller sur le dos qu capitaine et que les fantasmes l'envahissaient, elle entendit le son.
Elle écouta

*Tiens ? Une corne de brume ?*

C'était incongru comme son dans la foret de la montagne. La dernière fois qu'elle avait entendu la corne de brume c'était à La Rochelle

*Qui pouvait avoir une corne de brume ici ? qui...ohhhhhh*

Elle serra le capitaine et celui-ci aurait pu lire la panique dans les yeux de la femme s'il l'avait regardé à ce moment là. La panique, la vraie.
Elle savait qui jouait de la corne de brume.
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MessagePosté le: Ven 8 Avr 2011 - 21:46    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

(HRP : Désolé pour mon si long délai de réponse. Le temps emporte ... Merci pour votre patience )


Je serai doucement la main de la jeune Alinoë.

Un appel. Un signal. Ou juste un musicien. Ou tout cela.

L'appel retentit à nouveau, lointain, fort, intense, comme du coeur du pays des bois, des rêves.

Il y eût comme un déchirement. Une lueur.

Puis tout redevint normal.

Et de me tourner vers Dame Frida.

Savez-vous qui résonne ainsi ? On dirait ...

Je frisonnai. Il avait retenti à nouveau. Une agonie.

Les paroles de ma mère revinrent.

שמרו עלינו מפני הרוע

Je les dis tout doucement, comme une prière.

Puis revins à Frida, qui tremblait.

Vous savez, n'est-ce pas ? Il ... mal.

Les mots m'étaient restés dans la gorge. Puis de me rendre compte de la lueur irisée qui filait partout.

Nous étions passés de l'autre côté. Tout pouvait arriver maintenant.
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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Mer 13 Avr 2011 - 21:30    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Un son, un souvenir remonte dans l'esprit du duc, la mer du nord son retour de la croisade en Normandie, Le détour par le Danmark alors qu'il devait arrivé dans un port des villes hanséatiques. Eddo a envie de rire, car ce voyage l’amena bien plus loin qu'il n'est possible d'imaginer et lui à permis de rencontrer la personne la plus étonnante du monde. Qui eu cru qu'un jour un simple son pourrait lui rappeler ce jour ou il aida un jeune homme a monter sur le navire et que de ce simple geste l'Europe tremblerai.

Eddo éperonne son cheval, ce cri venu de la brune, ce chante du marin lointain qui s'annonce c'était pour lui le son d'un passé devenu présent, d'un avenir qui s'annonce plus frais qu'il ne l'aurait dû. Bruit qui annonce autre chose, un inconnu. L'inconnu a toujours atrtirer l'homme comme le papillon est attiré par la flamme, nul ne sait pourquoi mais dès qu'une chose inconnu s'approche l'homme choisit son camps, la crainte, la peur, le doiute et alors vient le pire, ou alors il va de l'avant, cherche d'où vient l'inconnu, essai de le comprendre de l'appréhender de le voir et se grandit.

Bien sur le duc est de la seconde trempe, il éperonne donc son cheval et part dans une course folle vers le son, ne se souciant ni des feuilles qui frappe durement ses vêtement, ni de savoir s'il est suivit. Partant vers l'inconnu il va droit vers son destin, vers l'avenir qu'il veux cueillir à pleine mains sans se soucier des conscequence de sa témérité. Après tout n'est-il pas chez lui dans cette fôret ou du moins le croit-il.

Pas mont et par vaux, il galope tournant traversant les versant, cherchant d’où vient le son, s'en approchant avant de s'en éloigné pour mieux revenir dessus. Le joueur de corne comme un amant l'attend, continue la mélopée mélancolique comme un appel à venir le chercher. Le duc répond sans hésiter est finit par calmer le pas, il arrive, il le sens. Le son est là derrière ces broussailles et ce taillis, alors que le cheval revient au pas et que le duc s'apprête à passer par delà les broussailles il entend derrière lui qu'il est suivit par l'ensemble de sa troupe. Alors il entre dans la clairière.

Devant lui se trouve une clairière naturelle comme il en existe dans les grandes forêt, le sol est pierreux ce qui explique le manque d'arbre. D'un coté se trouve un jeune homme assit sur le sol, prêt de lui le corps sans vie d'un jeune faon, mort. Celui qui n'est plus un enfant, tiens dans sa main droite la corne de brume qu'il laisse lentement retombé sur son flan. De l'autre par dedans la livrée du faon, il joue dans ses visères, à la recherche d'une chose que seul lui sait y trouver, ou pas.

Eddo voit le spectacle avec une douleur sans fin, car le visage de l'être est celui d'un simple d'esprit, trop simple pour se rendre compte de l'horreur dans laquelle il patauge, le sang autour de lui, les tripe à moitié déversés sur lui. Pourtant il a le regard clair, un regard qui ne se pose pas sur l'arrivant mais sur l'autre coté de la clairière. Le duc suis le regard pour se trouver devant une image improbable.

Un cerf au bois sublime. L'animal doit bien faire 7 pieds de haut, c'est un de ces animaux de mythe qui peuple l'esprit des gens. son pelage d'un gris brun sombre se confond avec la forêt. Voici le maitre des lieu. D'un coup le duc se sens devenir spectateur dans sa propre vie. Car il n'est vu, ni reconnu par aucun des protagonistes, qui font comme s'il n’existait pas. Chacun regarde l'autre comme si c'était leur histoire et que tout cela ne regardait qu'eux deux. Comme si tout cela n'était que leur vie, que leur choix et uniquement leur histoire, le cerf frotte le sol avant de s'élancer.



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MessagePosté le: Ven 15 Avr 2011 - 07:32    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

le duc comme répondant à l'appel de la corne de brume se mit à galoper, le capitaine le suivit aussi vite qu'il pouvait.
Frida s'accrocha à lui, terrorisée. Elle n'eut pu dire si c'était la corne ou la vitesse du cheval qui l'effrayait le plus.
La peur lui vrille le cerveau. Elle avait voulu cela. C'était elle qui avait parlé des faons au duc. C'était elle qui les conduisait dans la foret.
Mais voila que maintenant que le duc allait tout découvrir, maintenant, elle regrettait. Trop tard hélas.
Le cheval filait, le duc devant, cherchait, il se laissait guider par le son. Bientôt il découvrirait tout. Bientôt, elle serait libre à nouveau.
Bientôt, elle serait face à son erreur.
La clairière. Ils étaient là. Le cerf et lui.
Elle avait espéré, fol espoir qui ne pouvait être que déçu. Elle avait espéré qu'il fut déjà parti.
Elle avait espéré que cet homme enfant, n'eut pas tué ce jour. Qu'il ne jouait que de la corne de brume
Elle avait espéré mais, il était là, la main dans le ventre du faon. Et elle sut qu'elle mourrait avec lui.
Son fils.
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MessagePosté le: Ven 15 Avr 2011 - 07:47    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Frida n'avait pas répondu au Chancelier, comme si elle ne l'avait pas entendu. Alinoë fronça les sourcils.
Instinctivement, elle ne l'aimait pas cette femme et qu'elle manqua de respect à Iskander la révoltait.
Mais elle n'eut pas le temps de dire quoique ce soit que le cheval de Eddo bondissait et partait en flèche.


- On y va !

A son tour, elle fit courir Pluie mais Pluie n'était pas aussi véloce que Tonnerre, elle ne rattrappa pas Eddo et
Alinoë du se contenter de galoper derriere. Il était clair que son ami cherchait d'où provenait ce son.
Alinoë ne connaissait pas la mer, et encore moins les marins-pêcheurs qui utilisaient la corne de brume pour annoncer
leur arrivée au port, surtout les ports des mers du nord, où les brumes étaient encore plus épaisses que celles de cette forêt.

La clairière. Elle fut dedans brutalement et,,,vision d'horreur. Vision fantasmagorique.
Elle n'eut pu dire ce qu'elle attendait mais c'était tout sauf ça.
L'homme avec les mains dans la bête mais c'était le regard de l'homme qui la frappait le plus. Une regard clair, un regard d'enfant.
De l'autre coté, le cerf, grand, beau, majestueux. Le Roi incontestable de cette forêt.

Elle enregistra tout. L'homme-enfant, le cerf, leur troupe et surtout le silence. Un silence irréel. Le temps c'était arrêté.
Il va se passer quelque chose. Il se passa quelque chose.
Le cerf chargea l'homme, il chargeait pour tuer. Il chargeait pour venger tous ses enfants morts de la main de l'enfant qui était un homme.
Il chargeait et soudain il stoppa. Un regard vers la troupe, il repartit en courant dans le noir de la forêt. La flèche dans l'épaule.

Alinoë, l'arc encore bandé regardait toujours horrifiée, le simple.


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MessagePosté le: Jeu 21 Avr 2011 - 00:46    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Et Frida ne me répondit point.

Et le Duc Eddo fila à travers les bois et la brume, guidé par le son, la corne ...

Alinoë fut gagnée par l'excitation de la chasse également et se fondit dans le gris trouble.

Et Bucéphale aussi.

Il fonça à travers tout à la suite des autres, et je ne pu que me cramponner aux rennes, puis à son cou, pour suivre son rythme, me baissant à son encolure pour échapper aux branches des haliers.

Nous dépassions des spectres, des formes.

Il n'y avait que le bruit de la course, le halètement des bêtes et des hommes, le parfum d'hallali.

Et autre chose. Cette impression de passer, foncer, tête baissée, dans ailleurs. La brume nous engloutissait. Il ne restait qu'elle, le son de la corne, nous. Et la fôrêt, tout autour, qui prenait vie derrière son voile.

Le sabots des chevaux réveillaient le sol dur, tambours chtoniens.

Il y avait autre chose aussi, de malsain.

J'arrivai dans la clairière pour voir l'Esprit cervidé se dresser contre ... l'autre chose, gens, personne. Puis piler, comme incapable de faire plus. Le tintement de l'arc d'Artemis. Et voir la bête touchée repartir. Et l'autre bête me faire frissonner. Et au regard de Frida, me faire horreur.

Il n'y avait pas de prêtre ici pour la sauver.

Puis je me souvins des paroles de Monseigneur : Au temps des premiers hommes, il n'y avait pas de prêtre. Les hommes ont dû faire sans.

Il fallait juste pour cela que j'aie le coeur assez grand. Plus grand que celui de ces bambis.

Je regardai Frida, et la bête avec la Corne à nouveau.

Puis descendis de monture.

Tenter de trouver la miséricorde au delà de l'horreur. Sans y parvenir. Le plus terrible sans doute.
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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Sam 23 Avr 2011 - 17:24    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

La diane tire le cerf disparait. Eddo se retourne pour voir l'arc encore en place et quand il regarde de nouveau le cerf celui-ci a fuit. Reportant sa frustration sur la scène, le duc entre dans la clairière. Son hongre avance d'un pas placide tandis que la sueur glisse de ses flan. Tandis qu'Eddo s'avance vers celui qui n'est pas un enfant, celui-ci après avoir regardé le cerf partir se remet à jouer de la corne de brume comme pour le rappeler.

Enfin arrivé prêt de lui le duc sort son
Morgenstern, il ne l'avait pas utilisé hors entrainement depuis longtemps, mais l'envis de voir de pret la cervelle de ce jeune fou était très tentant pour lui. Il vise donc et d'un coup puissant creve le metal de la corne et l'envois valsé au loin. Puis il regarde l'homme. Celui-ci pendant un instant montre une rage folle, qui s'estompe alors qui se remet à terre et reprend son jeu dans les visère du faon.

Qui es tu? Comment te nommes tu? Demande le duc a l'étrange personne. Mais seule le silence et un léger murmure, sorte de chant ou comme s'il roumégait. Eddo commence a trouver la chose peu a son goût, il range son fléau d'arme, regarde la scène, reprend sa respiration pour calmer la violence qui né en lui et finit par ddire d'une voie forte et tinté de sa colère.

CAPITAINE! Eddo le laisse arrivé et dis. Je vous ordonne de mettre aux arrêt ce fils du Sans Nom. Nous le condamnons pour avoir chasser dans les terres ducale, d'avoir mits a morts des animaux nobles et de les avoir torturer. Nous le condamnons à l'exile forcé. Rejetez cette engeance au sud du Pô avec une escarcelle, de quoi vivre quelques jours et qu'il ne revienne pas sinon c'est à la mine qu'il finira ou sur l'un de mes pals. Qu'il soit heureux que cela ne soit pas déjà le cas.

Puis le duc regarde ses invité est repris. Puissiez vous m'excuser d'un tel rendez vous, je crains d'être un hote de bien piètre qualité. Quoi qu'il en soit puis-je vous proposer de faire sonner l'hallali de ce cerf?

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MessagePosté le: Dim 1 Mai 2011 - 13:29    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Frida était statufiée sur le cheval. Son fils. La panique lui nouait les entrailles. Elle regardait ce qui se passait comme dans un rêve..un cauchemar plutôt.
Son fils ne la trahirait pas, il ne savait pas parler. Elle décida sous le coup de la lâcheté la plus totale de ne rien dire, de le laisser seul avec la colère du duc.
Le Capitaine était descendu de sa monture pour obeïr aux ordres de Eddo.
Exilé. Il était exilé, le duc Eddo s'était u7ne nouvelle fois montré magnanime. C'était donc vrai qu'en plus d'être grand, d'être honorable, il était bon.
L'homme simple, le fils de Frida fut emmené mais il se retourna et regarda sa mère.
Pour toutes les personnes présentes, le regard de l'homme était vide mais pas pour sa mère. Elle y vit tous les reproches qu'il pouvait lui faire,
elle y vit sa propre culpabilité. elle y vit leur misère, la honte. Elle vit tout ce qu'elle ressentait. Elle y vit sa déchéance.
Alors, elle craque, elle descendit de cheval et couru après son fils puis stoppant net, elle revint devant le duc, elle s'agenouilla devant lui, le visage couvert de larmes
joignant les mains, implorant.


- Votre grâce, c'est mon fils. Je n'était pas sure que ce soit lui qui tuait les faons mais je le soupçonnais. Je vous ai mené à lui et dans extrème bonté vous ne l'avez pas tué mais chassé. Je vous demande la permission de partir avec lui. Sans moi, il mourra.



 
Citation:


note de l'auteur. Il est entendu que Frida n’emploie pas ce genre de langage pour s'exprimer, ne sachant ni lire ni écrire mais je me suis permise de traduire son baragouinage.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:37    Sujet du message: Une chasse au cerf

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