Terres Puègmirol dans les Royaumes Renaissants Index du Forum
Une chasse au cerf
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Alinoë de Chenot



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MessagePosté le: Dim 27 Fév 2011 - 08:55    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Revue du message précédent :

Alinoë est à l'aise, elle l'est toujours avec son parrain. Et elle est aussi impatiente, Eddo lui a dit qui était son invité.
Bien sur, la chancelière veut voir le chancelier mais ce n'est pas la chancelière qui est impatiente, c'est la jeune fille.
Le chancelier a un nom qui la fait rêver, un nom qui est un mystère pour elle. Iskander.


- Non, Eddo, je n'étais pas à Luserne, J'étais à Thonon. Luserne en hiver avec toutes ses vignes mortes, je préfère voir les couleurs du Léman...

Ils devisent gentiment. Ils ont toujours des choses à se dire. L'homme d'expérience et la jeune fille, bouton de rose.

le chancelier arrive, la jeune fille perd son assurance. Elle va enfin le voir, cet homme qui a tenté de lui rendre sa mère.

Alinoë ne voit que lui, elle ne regarde que lui: Elle l'a tant imaginé, créé dans ses pensées. rêvé dans ses nuits, et il est là.
Il arrive vers elle et s'exclame. Alors sans réfléchir, elle descend de son cheval et va vers lui. Elle s'arrête très près devant lui.
Trop près surement pour l'Étiquette, mais qu'importe: Elle est à mille lieues de cette Étiquette.
Elle ne voit que lui, n'entend que lui. Elle le regarde une seconde avant de s'exprimer. Il est grand lui aussi. Aussi grand que Eddo et son père.


- Un nom.... Un nom... Iskander....Un nom qui pour moi veut dire espoir. Un nom qui veut dire courage. Un nom qui veut dire don de soi.
Un nom. Iskander. Enfin ce nom à un visage, Ce nom à un corps. Iskande
r.

Elle lui tend avec grâce sa main

- Je suis Alinoë, tout simplement sa fille. Merci d'avoir tenté de me la garder, merci de l'avoir retirée du bateau de Charon, merci même si la Camarde est revenue prendre son bien. Merci

Puis ajoutant plus bas

- Je lui ressemble tant que ça ?
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MessagePosté le: Dim 27 Fév 2011 - 08:55    Sujet du message: Publicité

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Eddo Puègmirol



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MessagePosté le: Dim 27 Fév 2011 - 11:46    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Un moment rare, un de ces moments qui vaille de se lever le matin. Un moment aux multiples effets, d'abord le plaisir de voir le chancelier étonné, surpris, rester sans voie. En diplomatie, le moment est rare et surprenant. Mais aussi un moment étrange où une jeune fille retrouve un être qui lui a fait beaucoup pour elle sans qu'elle ne l'ai jamais vu, enfin le moment où la Savoie et la Provence se retrouvent.

Le duc laisse ses deux invités se retrouver, regardant dans un nuage de chanvre fumé ce moment rare et souriant de voir ces émotions fortes revenir par devant ces gens qui par cause de leur fonction cache leurs émotions. Le temps semble suspendre son vol sur le Canavese, histoire de gouter le moment avec toute la volupté nécessaire. Les hommes qui autour d'eux s'affairent pour préparer la chasse, les badauds toujours présents, les entrées et sorties de la ville, les cris des oiseaux d'hiver rester malgré le temps, des anmaux de la ville et de ceux qui y entre pour nourrir la population, tous s'efface pour mettre en relief cette scène inattendu.

Des retrouvailles de gens ne se sont jamais connu, des surprises de gens qui ne se connaissent pas mais savent beaucoup sur l'autre. Le Canavese est témoin d'un moment humain rare et son duc sourit d'en être le témoin privilégié.
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Iskander



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MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 01:38    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Sa voix. Sa voix était ... différente. Pas accablée par la douleur.

Le visage plus jeune aussi. Juste quelques touches. La patte sûre d'un peintre esquissant les ombres, les reflets, les humeurs, rapide tranchante, modelant les visages.

Sa manière de se mouvoir. Quelque chose dans sa bouche, qui ne signifiait ni la crainte, ni la fierté.

Le voile de la guerre s'estompa à ses paroles.

Elle me tendit la main, que j'osai à peine porter à mes lèvres, maladroitement.

Et lui dire doucement.


Je ne me souvenais pas ... savais pas. Pardonnez-moi. Oui, en vous voyant, j'ai cru la revoir.

Nous ne nous sommes pas connus longtemps.

Mais comment ... ?

Des questions qui me venaient en bouquet, en foison, triviales, étranges, curieuses.

Puis comme un sentiment d'embarras me fit devenir garance. C'était une grande dame. Et je n'avais pas lâché sa main, ne sachant trop que faire à présent.
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Alinoë de Chenot



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MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 02:05    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Elle était altière, pas arrogante, simplement grande malgré ses quatorze ans. Elle lui souriait, un sourire fait pour charmer, elle voulait lui plaire. Non pas comme une femme qui voudrait plaire à un homme, non, plutôt comme une élève qui voudrait plaire à son mentor. Elle ne voulait pas qu'il soit déçu, qu'il pense que la fille était moins bien que la mère.
Il avait gardé sa main et elle le lui laissa.


- Elle aurait trente ans si elle avait vécu, j'ai quatorze ans presque quinze.

Elle avait accentué son sourire en une coquetterie toute féminine. Alinoë était à l'aise, comme on l'est avec une personne qui vous protège, qui vous connait. C'était un sentiment étrange qu'elle ressentait  en face de l'homme qui avait sauvé sa mère. Elle éprouvait de la curiosité, il lui semblait le connaitre pourtant il était étranger. Ce qu'elle ressentait ressemblait à un melting-pot pas d'idées mais de sentiments. Sa main toujours dans celle d'Iskander, comme s'il était naturel qu'elle fut là, elle continua.

- Comment vous connais-je ? Elle m'a écrit. Elle m'a parlé de vous, elle vous a décrit et dans ses lettres, elle me disait tout ce que vous avez fait pour elle.
Jouez-vous toujours du fifre ?
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Iskander



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MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 15:21    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Grande dame. Jeune femme. Orpheline. Inconnue que me connaissait bien semblait-il.

J'étais perdu.

Je joue encore du fifre, oui. Surtout pour mes bêtes. Et pour ceux qui reposent.

Je souris de dérision. Les paroles coulaient toutes seules, dans tous les sens, comme une eau vive qui dévale les collines.

Les vivants courent toujours trop vite pour s'arrêter et écouter. Et moi aussi, souvent, depuis que je suis chancelier.

Un peu contrit.

Je suis désolé pour votre mère. J'ai plus souvent mis en terre des gens, amis ou ennemis, que j'ai pu en sauver.

Et ceux que j'ai sauvés sont parfois morts après être retournés au combat.

Je ne sais pas quoi dire. Au coeur des combats, on tue pour survivre, pour que nos amis survivent. L'autre a la même peur sur son visage. C'est très sauvage.

Votre mère ... votre mère ... elle prenait corps, distincte de sa fille, pas tout à fait encore, mieux déjà.

Votre mère et moi avons réussi à devenir non-ennemis, l'espace d'un moment. Elle était très loyale. Et moi aussi, enfin ... presque.

Je ne l'avais pas livrée. Et, de cela, je n'avais aucun regret, ni aucun remords.

Je tenais toujours sa main.

Puis, par un effort de volonté, je la lâchai en un effleurement velléitaire.

Je suis content de vous rencontrer ...

Me forcer à dire son nom, enfin ...

... Damoiselle Alinoë ...

Et de me rappeler les conventions

... Votre Grâce.
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Alinoë de Chenot



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MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 16:04    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Un sourire triste, une lumière qui s'éteint dans son œil vert.

- Oui, elle est retournée au combat, par deux fois encore et la dernière fois, elle n'est pas revenue. Elle m'a laissée
Elle a été loyale envers l'Empereur mais pas envers moi. Je lui en veux et pourtant je la comprends. Je comprends qu'elle ai combattu, je lui en veux de ne pas être revenue vers moi.
Ne soyez pas désolé. Vous avez tant fait. Elle ne vous a pas écouté non plus. Vous l'avez sauvée pour qu'elle vive, elle a préféré retourner au combat et mourir. C'était son choix.
Je vous serais toujours reconnaissante de lui avoir donné le choix. Cela m'a permis à moi de savoir que sa mort, elle n'en avait pas peur. Que son idéal était plus fort que sa vie. Plus fort que son amour pour mon père. Plus fort que moi.


Il lui a lâché sa la main, il est conventionnel mais elle n'a pas envie encore d'être la chancelière. Elle n'a pas envie dêtre dans le présent. Elle veut prolonger un peu cet instant.
Alors, elle ouvre sa fourrure et glisse sa main dedans, elle en ressort un fifre


- J'ai appris à y jouer en l'honneur de vous.

Et elle se mit à jouer
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Eddo Puègmirol



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MessagePosté le: Mer 2 Mar 2011 - 21:15    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Alors que la musique s'élevait devant les portes de la bonne ville d'Ivrea, les chasseurs accompagnant le duc se mirent en marches. Il faut dire qu'à pieds s'ils déir arrivé avant eux il faut qu'ils prennent de l'avancent. La ville toujours en arrière plan continue sa vie propre, naturellement organique elle prend le plie de cet obstacle devant la porte et les gens contournent sans rien dire les trois chevaux au repos. Lentement le soleil paresseux de l'hiver montre son bout du nez. un nez froid, mais sec. Ivréa ce n'est déjà plus les alpes, mais ce n'est pas encore le Pô. Un entre deux créant un climat d'entre deux.

C'est donc par un temps pas vraiment froid, mais pas vraiment chaud, que le duc regarde les retrouvailles. Il est clair que Iskander semble des plus étonné et ne sais plus trop ou se trouve son nord. Eddo ne dira pas l'inverse, la petite duchesse tiens de sa mère, mais avec quelques petits point venu de son père qui la rend des plus pimprenelle. Gardant le silence etles yeux sur eux, l'homme se demande comment son les enfant des DMS, si les retrouver entrainerai ce même regard.

La mort pourrait sembler roder autour de cette rencontre pourtant la simplicité des acteurs et la joie de vivre qui anime Alinoe semble l'éloigner de façon étonnante. Plus rapide et plus fort quele chanvre, la dame semble ne même pas s'interesser à la scène. C'est la première fois qu'Eddo entend parler d'elle sans qu'un sourd sentiment de sa présence n'éteigne les regards, ne brûle la joie et n'etraine un coup de cafard généraliser. Pour sur Massou n'est pas le seul sorcier de la région.

Enfin Eddo toussote et dit.

Votre excellence, votre présence ici m'honore et honore mon duché. Je suis bien aise que votre voyage se soit passé sans difficulté apparente. Soyez le bienvenue.

Permettez que je fasse les présentations officielles.

Voici sa Grâce Alinöe de Chenot Mitara, duchesse de Luserne, Vicomtesse de Thonon les Bains, Dame de Saint Julien cise en Genevois, chancelière de Savoie, notre Diane.

Votre grâce, voici Iskander, Chancelier du comté de Provence.


Eddo se tait les laissant reprendre leur conversation.
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Iskander



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MessagePosté le: Sam 5 Mar 2011 - 01:17    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Je retrouvai les sens. Petit à petit.

Le froid.

Le renâclement d'un cheval. Un grognement. Les sabots frappant le sol gelé.

Le son du fifre qui tranchait l'air. La pauvre. Elle ne devrait pas jouer par ce temps. Ses lèvres gerceraient. Elle y mettait son coeur et jouait avec grâce. Et si elle avait appris à si bien jouer en si peu de temps, ses gens devaient avoir eu les oreilles sifflantes ce temps.

J'avais joué du fifre pour implorer. J'avais joué du fifre pour accompagner les vivants à la bataille et rythmer leur pas jusqu'à la mort. J'avais joué du fifre pour les morts et leur repos. J'avais joué du fifre pour nos ennemis. J'avais joué du fifre pour ma Provence bien aimée. J'avais joué du fifre pour mon amour.

J'avais envie de dire "charmant", un compliment aimable qu'on faisait à une jeune femme en éclosion pour récompenser ses efforts méritoires, quand elle ferma les yeux et plongea au coeur du souffle ...

Il y eut une note parfaite, limpide, belle, puis une autre ... enfin. Elle savait, elle aussi. Et elle avait joué pour moi, vraiment.

J'en restai pantois.

Puis les paroles de l'Ambassadeur de Savoie me tirèrent de ma torpeur.

Et de maudire intérieurement notre ambassadeur. J'aurais dû savoir. J'aurais dû ...

Excellence. C'est ... et bien, c'est tout à fait inattendu, à tous égards.

Je suis enchanté de vous connaître, Damoiselle Alinoë, Votre Grâce, Excellence, Grande Veneuse, chacune et vous.
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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Sam 5 Mar 2011 - 20:37    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

La petite duchesse finit de jouer, les étoiles étaient revenues dans ses yeux. Elle souriait heureuse de sa prestation.
Eddo la présenta officiellement et elle ne pu s'empecher de rire à la réaction du chancelier. Elle savait qui il était.


- La plaisir est pour moi. Je vous l'ai dit, n'est-ce pas ? Si nous remontions à cheval et que nous commencions cette chasse ?
les gens s'impatientent, je crois.


Se tournant vers Eddo.


- Je crois que cette journée s'annonce sous les meilleurs auspices. Le cerf ne nous échappera pas !

Elle remonta sur son cheval, après avoir rangé son fifre et refermé sa fourrure.
Elle était prête à passer une merveilleuse journée.

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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Mar 8 Mar 2011 - 10:41    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Eddo ne dit rien de la gène de son excellence laissant le rire de la duchesse calmer l'ennui occasionné. Puis elle lui propose de partir. Celui ci regarde autour de lui, regarde le ciel et dit. Si tel et ton bon plaisir, allons y.  Puis il lance son cheval d'abord sur un trot. Cela faisait depuis peu de temps qu'il c'était remit au cheval. Depuis en fait que ses nubiens semblaient figés par le froid. La neige les avaient affolés, apeurés et ils avaient depuis sembler incapable de faire quoi que ce soit en extérieur. Ainsi bloquer à l'intérieur, ils ne pouvaient plus servir de porteur au duc qui devait donc retrouver le cheval, malgré l'opposition de ses médecins.

Sortant de la ville ils partent lentement vers les contreforts des alpes, passant de bourgs en villages et de villages en hameaux. Le trot passe et devient un petit galop. Alors qu'ils montent lentement en altitude le duc reprend la parole.

Vous n'avez pas trop froids? Désolé, la chasse se passera dans les contreforts des Alpes. Il n'est pas habituel de chasser avec ce temps, mais permettez que je vous racontes l'histoire qui explique cela. Mes gens des contreforts sont de fiers gaillards, ils vivent en communauté et ne font jamais appel au gens des vallées. Ils sont rude et un peu sauvage pour tout dire. Le duc rit en repensant a ces gens. Puis il reprend. Ils ne sont pas les plus aristotéliciens de mes sujets. Mes archives sont emplis de résurgence païenne, de faux prophêtes et de pseudo religion. L'enfermement dans les vallées, l'enfermement par communauté...

Depuis que je suis duc di Canavese, la vallée de valpato soana, se distingue par une croyance dans un esprit. Ils sont sûr qu'un cerf les protèges. Sachant que depuis Hannibal personne n'a du s'intéresser à cette vallée... j'avoue que j'ai toujours préféré laisser les gens agir, tout en m'assurant que cette idée loufoque ne touche pas plus que la vallée. Bien trop enfermé sur eux même c'est ce qui c'est passé, jusque dernièrement.


Le chemin se faisant, nos protagonistes arrivent à Pont di Canavese. Cité de campagne prrospérant du commerce avec les différente vallées qui viennent mourrir devant ses portes. Une tour garde depuis le centre de la ville l'ensemble de la région. Dès le premier regard l'on remarque qu'elle vient de recevoir des aménagements et qu'une forte garnison y a trouver casernement. Le capitaine de la torre les rejoint annonçant que la battu les attendaient pour commencer à Ronco Canavese. à quelques lieues dans la vallée. Le duc le remercie et lui propose de se joindre à eux. Rouge du plaisir d'une tel invitation le capitaine n'est pas long a revenir fin prêt pour que tous puisse repartir. Le duc continue alors son histoire.

Ainsi donc, ils avaient trouvés un nouveau culte. Un cerf, que l'on dit majestueux, on le dit haut de plus de six pieds, aux bois touchant les frondaisons et au regard de braise. Mais il va de soit qu'a croire en de fausse divinité l'on finit déçut. Le capitaine écoutait la conversation et confirmait du chef les dires du duc tout en admirant les personnes présente tout à l'honneur qu'il avait d'une tel compagnie, lui un capitaine d'une tour de garde des pré-alpes cannavéséenne. Le dit cerf semble s'être retourné contre ses "fidèles". Maisons ravagés, gens piétinés, champs retournés, forêt interdites car devenue dangereuse. Mes gens passant de l'adulation à la crainte et de la crainte à l'effroi on décidé de faire appel à leur suzerain, maître naturel de leur destin pour venir leur retirer cette épine du pied.

Sur ces derniers mots la petite troupe arrive à Ronco, petit village aux maisons basses et aux toits à pente douce où la neige encore posé brille sous un soleil palot mais caché par aucun nuage. Le village est petit, une Eglise, une tavernes quelques petites maison et la forêt. Une forêt qu'ils n'ont pas quitté depuis Pont Canavese. Une vieille forêt au arbres ancestraux, aux fut mousseux et à la frondaison sans feuille jouant avec la bise froide descendu des alpes.

Le village est bien plus animé que le nombre de maion ne peux le laisser imaginer. Restant bien à l'écart des nobles, les gens par groupe autour de grands feux, finissent de noircir les piques qu'ils utiliseront lors de la chasse. Les groupes ne se mélanges pas, chacun restant avec les siens. Le capitaine gonflé d'orgueil salut bien bas la noblesse puis va de groupe en groupe préparer le lancement de la battue.


Ainsi donc, nous allons chasser un cerf des plus atypiques. Vos Excellence nous voici arrivé. Avez vous des désirs particuliers en armes, objets, autres?

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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Mar 8 Mar 2011 - 14:19    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

L'histoire intrigua Alinoë, cela inspirait surement la conteuse. Elle écouta sans interrompre son ami.
le ciel était d'un bleu et la jeune fille goutait le plaisir d'être là. Elle aimait la montagne. Elle s'y sentait bien.
Un cerf mythique. Fallait-il le chasser ? Mais le cerf était devenu dangereux. Que lui avait fait l'homme pour qu'il se retourne contre lui ?
Déjà l'imagination fertile de la jeune fille la faisait plonger dans l'histoire. Le cerf était en colère et il punissait les hommes. Il fallait trouver le pourquoi de sa colère.

Ils étaient arrivés et la voix de Eddo, la tira de son imaginaire
.

- Oui, Vous savez Eddo que je suis bonne archère. Je voudrais donc un arc, son carquois et ses flèches.
J'avoue que je n'aimerais pas avoir à porter l'estocade à un cerf majestueux puisque c'est l'incarnation d'un die
u.

Puis elle rit. Elle savait son ami aristotelicien comme elle, mais elle était conteuse et elle adorait les histoires mythiques, les lutins, fées, farfadets et toutes les légendes.
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MessagePosté le: Mar 8 Mar 2011 - 14:54    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Je saluai Duc et Duchesse, réalisant l'ambivalence ... pas tout à f ait à ma place, pas tout à fait déplacé, me sentant étrange un peu, étranger, hôte et invité bienvenu.

Puis un palefrenier au regard mauvais, l'épaule gauche, m'amena Bucéphale, souriant à grands éclats de dents acérées, tout pomponné, fier comme un paon, et le poil un peu pelé. Il était ma meilleure monture. De ses marais de Camargue aux sommets des Alpilles, il avait franchi tous les terrains, bête de somme, cheval de bât indocile et ravageur.

Il était ma meilleure monture.

Le Duc nous conduisit par ses terres gelées, et vivantes pourtant. Et un fringant militaire de nous rejoindre ... monté sur un étalon. J'empêchai Bucéphale de le rejoindre, adressant à ma monture un avertissement muet, puis au militaire intrigué un sourire contrit.

Et d'arriver au départ de la chasse. Des gens féroces, farouches, et effarouchés.

...

Bigre. Les armes. Je savais manier le bâton avec adresse, la bêche,  la courte lame des coutiliers, la lance dans la phalange et la fronde du berger.

Point d'élégance dans la tuerie. Celle-ci serait nécessité.

J'observai Diane se pourvoir d'un arc et de traits. Et cette image de l'hécatombe ... et de Dieu.

Et bien, Excellence, je n'ai jamais chassé que quelques chiens sauvages, des loups quelques fois. Ils avaient faim de mes bêtes.

Et quelques bartavelles et lièvres à coup de fronde, pour améliorer l'ordinaire. Mais rien de plus.

Un bâton, long comme un grand homme, robuste et noueux sera parfait. Et un couteau pour la grâce.

Mais pouvions-nous tuer un mythe ? La bête habitait ces bois. Ou son esprit. Il y avait quelque chose de sacrilège à pourfendre un esprit. Il trouverait à se venger des gens, après. Il faudrait lui donner grâce, peut-être, mais également le contentement.

Mon évêque me pourfendrait. J'en étais encore à croire aux esprits. Oui, j'y croyais. Quelque part, ils faisaient partie du dessein de Dieu. Personne n'en parlait jamais, mais les gens des campagnes savaient. Ils vivaient dans les terres, les bois et les collines au quotidien. La terre leur donnait. La terre les reprenait. La source et le ruisseau devaient être préservés. Les endroits et les bêtes gagnaient parfois cet esprit dans le coeur des gens de l'importance qu'elles avaient, disait-on. Ou parfois les gens ressentaient l'importance qu'elles avaient en leur coeur.

Si le devoir du suzerain était de protéger ses gens, les gens devaient se protéger des esprits.

Il faudrait apaiser les âmes, celle de l'esprit, et celle de ses gens.

Hum ...

J'arrivai là à la limite de mon catéchisme. Il fallait être prudent.

Mais, surtout ... et bien, je me demandais pourquoi ce cerf avait changé.

Ce n'est pas anodin. Je veux dire, les gens changent pour une raison. Et les campagnes ont un rythme lent. Si la bête a changé, quelque chose a dû changer pour elle aussi, brutalement.

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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Mar 8 Mar 2011 - 15:04    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Mais, surtout ... et bien, je me demandais pourquoi ce cerf avait changé.
 
Ce n'est pas anodin. Je veux dire, les gens changent pour une raison. Et les campagnes ont un rythme lent. Si la bête a changé, quelque chose a dû changer pour elle aussi, brutalement.


Alinoë sursauta et se tourna brusquement vers Iskander. Celui-ci venait de dire à haute voix ce qu'elle pensait. Comment cela se faisait-il ?
Croyait-il comme elle aux contes et légendes ? Cela l'intrigua mais elle ne dit mot.
Elle aurait préféré interroger les gens, savoir ce qui c'était passé. Tenter de comprendre pourquoi le cerf était devenu agressif.
Le tuer ne lui convenait pas, il serait surement remplacer par un autre. Elle aurait tant voulu connaitre la vraie legende.
Et pourquoi poas, la terminer, la modifier. L'écrire.

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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Mar 8 Mar 2011 - 21:26    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Un arc pour la duchesse, un pieu avec une dague pour le chancelier et pour le duc? Eddo reflechit, puis il sourit, il regarde ses ami et dit a un homme présent. Dans le coffre amené tout à l'heure tu trouveras un arc au fil de chanvre avec un carquois aux fleches empennées de plumes d'oies. Prenez aussi un pieu à la pointe durcie au feu de bois et disons oui prenez mon dernier arguments. L'homme, un garde d'Ivréa écoute le duc, le regarde étonné et attends, le duc lui confirme les choix et l'homme s'en vas chercher les armes.

Pendant ce temps là le chancelier pose une question, le duc se retourne pour l'écouter et sourit de la<question, puis voit que la duchesse s'étonne aussi. Le duc se tait réfléchit un instant avant de reprendre la parole.

Que voilà une bonne question pour sur, permettez, au vu que je n'ai pas la réponse, que je vous invite à démonter, nous allons demander cela à mes gens directement. Puis le duc se retourne est hèle le capitaine de la sorte. Capitaine faites dire aux chefs de chaques villages présent que nous désirons les rencontrer avant la battue, nous les recevrons. Silence du duc le temps qu'il regarde autour de lui, sourit et reprend. Dans la chapelle.

Le duc démonte et aide la petite duchesse a faire de même tout en s'assurant que le chancelier puisse quitter sa monture sans difficulté. Il va vers la dite chapelle et entre dedans. Un vieux chapelain le reçoit et bien vite des braseros viennent réchauffer le lieu tandis que l'homme du Très Haut tenté d'expliquer l'intérêt d'une donation a la chapelle de la part du duc. Assurant le saint homme de son écoute et qu'il va y réfléchir Eddo lui explique la raison de sa venu et son désir de comprendre ce qui se pass en ses terre. L'homme l'assure dde sa compréhension et trois cathèdres sont posé pour recevoir les augustes séants. A peine assie, une demi douzaine d'hommes et une femme arrivent dans a chapelle. Ils se découvre et s'approche, vite rattrapé par le capitaine qui les double pour venir se mettre derrière le duc à sa gauche, la droite étant prise par le chapelain. C'est lui qui prend la parole le premier.

Votre grâce, honorable invité, voici venir les personnes que l'on pourrait considérer comme dirigeants les villages de la vallée. Si sa grâce m'y autorise je ferai office de traducteur. 
Ayant reçut l'avale du duc, le capitaine comme à traduire les propos des gens présents, ils parlent tous en même temps et plus vite qu'il est pensable de ce faire. Eddo arrête bien vite d'un geste de la main cette cacophonie et prend la parole.

Nous sommes ici sur votre demande, car le Canavese ne laisse pas ses gens dans le besoin ou dans les ennuis. Vous nous avez fait par d'ennui et de mort causer par un cerf qui vie dans nos forêts. Nous sommes venus et nous désirons avant de décider ce que nous devons faire en savoir plus amplement sur cette affaire.  Comment cet animal, que vous nous aviez décrit comme paisible voir... bienveillant peut-il cette hiver être devenue vils et mauvais?  Le capitaine traduits dans un italiens d'un tel mauvaise qualité qu'Eddo le regarde inquiets du piètre interprète présent, mais voyant que ces gens l'écoute et semble le comprendre sans difficulté, il oublie la chose, car les gens regardent le duc comme s'il avait demander où sur la lune se trouve la porte des enfer. En bon italiens a langue leur revient très vite mais c'est pour parler entre eux et faire un conciliabule ou certain cri plus fort que d'autres, voir certain, deux d'entre eux  dénigre fortement avant de se cloisonner dans un silence obstiné. Finalement avant même que le duc n'ai pu reprendre la main un vieillard s'approche d'un pas et pose lourdement ses deux genoux à teres avant de se prosterner et de dire le visage fasse au sol.

Votre grâce*, l'animal était tel que vous le dite, doux et bienveillant, mais hélas ses pairs se sont vu décimé durant l'été et cela lui à causer fort chagrin, depuis deux ans la population des cerfs à fortement chuter et cela l'a mit en colère. Tel est la raison de sa colère... L'homme reste prosterné après avoir fini son accusation. Il est a rappeler que comme tout bon noble le duc chasse, et que comme tout bonne terre noble, la roture n'a pas le droit de touche aux animaux "nobles" tel que les cerf, chevreuil, mouflon sanglier, linx, voir renard, loup, ours etc. Ainsi le vielle homme rejette la faute directement et sans fare sur le duc.

Le dit duc regarde l'homme sans broncher et le laissant dans cette position il relève les yeux pour dire.


Est ce l'avis des anciens de la vallée, dans on ensemble? Silence. Silence. Silence.

* le mauvais italiens est traduit directement ;-)
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 00:00    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

J'observai le Duc. Il devait y avoir eu une hécatombe pour décimer ainsi les bêtes.

Ou ...

Glisser à Damoiselle Alinoë.

Est-ce bien cela qui est la cause ?

Quelques fois, les gens ont faim, défrichent, font des pâtures pour leurs bêtes, des champs à ensemencer, qui avant étaient bois et clairières.

La faim est cruelle au ventre.

Les eaux détournées vers les moulins privent parfois de vertes terres.

Ou un veneur venu d'ailleur se repaître sans retenue ?

La frivolité d'un Seigneur ? Je l'ai vécue jadis. Mais la Terre s'en remet toujours plus vite que les gens.



Ou bien est-il ardent au point de s'oublier ? Lui le sait. Point moi. Mais je ne le crois pas.


Mais le Seigneur est responsable, toujours, de ce qu'il a fait, ou pas, sinon, qui le serait ? Les petites gens le savent.


Peut-être en observant les friches nouvelles, les baliveaux et les taillis ou leur absence, la main de l'homme.

Il pourra alors agir ... autrement.


Qu'en pensez-vous ?
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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 16:22    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Alinoë écouta l'ancien, elle se fit plus attentive. Ces forets étaient giboyeuses, plus que dans ses châteaux et pourtant il y en avait beaucoup de cerfs dans ses bois à elle.
Elle se pencha vers Iskander pour mieux l'écouter et hocha la tête


- Oui je comprends mais dans cette région, il est difficile de défricher sauvagement, le duc en aurait été informé.
Et puis il aurait fallu prendre beaucoup sur la forêt pour diminuer la population des cerfs en un seul été. Ici les arbres sont hauts,
l^herbe épaisse. Ce n'est pas la garrigue du Sud si aisément inflammable. Aucun paysans n'abattrais les arbres du duc de cette façon, quelques uns oui mais autant ?
Je crois que cet homme ment. Pourquoi je ne le sais pas. Regarder comme il se tient devant Eddo, il ne le regarde pas en face.
Eddo exige bien sur le respect mais il veut aussi la franchise, il ne demandera jamais à son interlocuteur de lui parler les yeux rivés au sol.
Sauf s'il veut l'humilier et là ce n'est pas le cas, il veut la vérité.


Elle observa encore l'homme et se penchant à nouveau elle ajouta


- Cet homme ment. Cela doit être sérieux pour qu'il prenne ce genre de risque. Eddo est susceptible, il ne tolère pas que l'on se moque de lui, moi non plus d'ailleurs.

Elle voulait demander quelque chose àè l'homme mais elle ne voulait pas interrompre son ami.
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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Jeu 10 Mar 2011 - 20:59    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Ainsi donc tel est votre... raisonnement. Je, Votre Duc, suis responsable directement de l'énervement et des actes du cerf.

Eddo se tait, sa voie avait été forte dans la chapelle, ne cachant pas son agacement devant cette attaque sur sa personne. Puis il regarde ses invités qui discutes entre eux et leur fait un clin d'oeil avec un sourire malicieux. Dans la chapelle un silence de mort s'installait. Le duc ne fit rien pour le rompre, goutant le plaisir de savoir qu'ils savent qu'ils lui mentent et leur laissant loisir de revenir sur leur fait. Bruit de pas de gens qui bouge nerveusement, bruit de toux géner, silence.

Le duc reprend la parole d'une voie mielleuse et douce. Relèves toi et regarde moi dans les yeux, pour me redire tout cela, toi qui est leur porte parole. Relèves toi! Les derniers mots tonnent comme l'orage de printemps inattendue. L'homme comme porter par les mots se relève comme s'il avait vingts ans de moins tandis que les autres se reculent, se rapprochant ls uns des autres comme pour se protéger.

Le regard de l'homme se relève et cherche à éviter celui du duc, regard ducal qui lui ne scie pas.
Alors! Regardes moi donc vieillard sage et porte parole de mes gens du val soana! Silence. L'homme accroche le regard du duc, mais tandis que son regard devient fixe, son corps commence à trembler. Silence. Mens moi en me regardant! Silence. L'homme finit par tomber au sol, tremblant comme un enfant jeter dans un torrent de montagne. le silence reste.

Mon père? Quelque chose à dire? Le chapelain qui ne disait rien jusque la pousse un couinement aigue. Oui vous. Vous êtes en charge de leurs âmes, non? Couinement un peu plus grave, toux nerveuse et un O... Oui Alors, si mes animaux chasse mes gens, parce que je suis trop grand veneur, chassons nous aussi mes gens, qu'en pensez vous? Vidons les deux vallées de leurs villages pour en faire un sanctuaire dédier à mes chasses. Le duc parle posément, regardant le groupe qui regardait le vieux au sol et qui d'un coup regardait le duc avec un effroi de plus en plus visible.  J'ai besoin de matelot pour mes navires sur le Pô, de fier montagnanrd devrait faire de bon matelots, non? Le chapelain ne répond pas, abasourdit? énucléer par la nouvelle? Poltron? Mais est-il réellement la personnes à qui parle le duc?

Du groupe compact de blanc visage, sort une femme. Elle s'approche, elle ne tremble pas, à la différence de ses congénères masculin. Elle pose un genou à terre et prend la parole.

Mon seigneur, mon Maître, puisses tu écouter la parle de ta servante dévouée et fidèle*. Son italien et aussi peu ragoutant que sa personne, mélange entre du vieux latin, des dialectes locaux et la langue vernaculaire aussi déformé que possible. Sa langue allant d'égal avec la matrone. Le regard fier que l'on imagine parfaitement sur une vestale, un corps disgracieux du travail de la terre et des habits la classant définitivement dans le servage moyen.

Si le dieu cerf et mécontent c'est bien parce que ses enfants sont tués. Nous n'avons aucun droit de toucher les nobles animaux, pourtant des faons meurent en nombre. Le prêtre jusque là couinant ou silencieux, s'exclame d'un SORCIÈRE qui aurait fait tomber le crépis de la chapelle, s'il en était rester. Ne serait-ce pas plus les clairière faites par ton mari à coup de grand feu, qui ont énervé les animaux? Dans le groupe d'homme, un peu moins prostrer par la prise de parole de la femme, une voix dit, caché par les autres. Et toi le curetons, ne serait-ce pas plutôt des processions et tes exorcisme bidon qui ont rendu furieux le Cerf? Le capitaine de remettre une couche en disant Et toi ce ne serait pas toi avec tes bâtards disséminé dans toute l'Italie?

Puis bien vite c'est le brouhaha. Chacun s'invectivant, le vieux du sol râlait sur le capitaine, qui conspuait les hommes qui crachait sur le prêtre qui vociférait à l'hétérodoxie sur la femme qui critiquait le vieux. Eddo sourit un peu dépité et dit à ses invités.

Bienvenue en mes terres. Je les faits taire et vous laisse poser vos questions, moi j'avoue en avoir un peu cure de qui fait quoi, mais si vous me dénouait ce sac de noeud, la tête du cerf et votre. Toujours souriant à ses invités Eddo leur fait un clin d'oeil, puis il regarde la foule et frappe le sol de sa canne. Une fois. les gens n'entendent rien. Deux fois, le capitaine et la femme le remarque et se taisent. Trois fois, silence complet mise à part le prêtre qui comprenant trop tard que la fin de la récrée et finie, toussote et s'excuse avant de retourner au silence.
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MessagePosté le: Dim 13 Mar 2011 - 19:34    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Sorcière ... on disait sorcière les femmes trop belles, ou trop vives, ou trop perspicaces ou ... enfin, j'avais vu traiter de sorcière bien des femmes de tête, comme argument facile pour les faire taire.

Et j'en avais ressenti d'autres.

Elle avait le dos vouté de celle qui gratte sa vie de la terre, inlassablement. Elle avait les hanches larges de la femme qui vait déjà donné naissance. Et ce regard sur les choses étranges.

Ses mots constataient. Ils ne maîtrisaient pas.

Des faons morts. La seule chose tangible dite. J'avais vu les dégâts des maître mineurs, prospectant partout, empoisonnant les sources. Mais c'était ici contrée de montagnes, des sources,  il y en avait partout.

Ses mots, je les percevais à peine, sabir mâtiné de dialectes consanguins.

Prenant le Duc au mot, je m'avançai, les mains ouvertes.

Bonjour Dame.

Je suis Iskander, Chancelier de Provence. Je viens de loin à l'invitation de Sa Grâce.

Je suis berger aussi. Et l'apprenti d'un maître tanneur.

Je connais les bêtes, pas comme un veneur, mais comme celui qui les soigne.

Tu dis que les faons meurent. Comment sont-ils morts ? Comment étaient-ils ?

Peux-tu me dire pourquoi ? Sinon, peux-tu me les décrire ? Ou m'en montrer un mort récemment ?

Et, s'il te plait, dis-moi ton nom.
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MessagePosté le: Lun 14 Mar 2011 - 16:12    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Sorcière. Il l'avait appelé sorcière ce maudit curé. Un jour elle le tuerait. Elle n'avait pas peur de l0enfer. L'enfer elle l'avait déjà connu.
Elle le voyait tous les matins en se regardant dans le bout de miroir cassé qu'elle avait réussi à prendre dans une maison close où elle avait travaillé un certain temps.
Qui aurait reconnu la si jolie jeune fille dans cette femme fanée, enlaidit par le vice et les vicissitudes de la vie de prostituée et de pauvre ? Personne dans le village ne l'avait reconnue quand elle était revenue.
Elle haïssait ce curé qui ne savait rien d'elle et qui venait la sermonner dés qu'il le pouvait.
le duc fit régner le silence et c'est à ce moment là qu'un des amis du duc lui parla.
Elle sursauta, elle ne s'y attendait pas. Il lui parlait avec respect et gentillesse, elle n'en croyait pas ses oreilles.
Ainsi il était berger ? Elle aurait cru qu'il était noble. Il était si bien vêtu et la demoiselle qui les accompagnait était une noble, c'était certain.
Comment un berger pouvait être avec eux ?
Chancelier ? C'était quoi ça ? Elle ne savait pas ce qu'était un chancelier, mais cela devait être une haute personne.

Elle s'approcha timide brusquement, s'essuyant machinalement les mains sur sa robe de drap sale.


- Je m'appelle Frida. Les faons je les aie vu. Mon fils me les a montré. Ils étaient morts!

Elle baissa la voix et se pencha en avant pour lui dire

- Ils avaient le ventre ouverts. Si si, je l'ai vu !
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Alinoë de Chenot
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MessagePosté le: Jeu 17 Mar 2011 - 09:22    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Alinoë regardait les montagnards et la voix de Eddo se fit coupante, cinglante. Bien sur il n'était pas dupe des mensonges du patriarche et il le lui fit bien sentir.
Alors une femme approcha et parla. Une femme dont Alinoë n'aurait su dire l'âge. Il faut dire qu'à ce petit jeu là, la petite duchesse était totalement nulle, jamais elle n'arrivait à donne le bon âge à une personne.

Alinoë se fit plus attentive. Ce que disait la femme était des plus interessant surtout que le curé n'avait pas du tout l'air d'apprecier son intervention. Intervention qui suscita un grand brouhaha qu'Eddo calma fermement. La Jeune fille sourit mais resta introguée, elle allait interroger la femme quand le chancelier de Provence s'approcha de la dite femme et l'interrogea avant.
Alinoë fut stupéfaite de le voir ainsi, il était d'une douceur, d'une gentillesse avec cette femme. Il se mettait à son niveau pour l'interroger, comme un frère le ferait pour une sœur. Alinoë en était abasourdei.
Elle comprit pourquoi cet homme avait sauvé sa mère qui était son ennemi. Il était d'une bonté incroyable. La petite duchesse se sentit toute petit à coté. Elle n'aurait pas interrogé cette femme avec autant d'humilité et de naturel.
Bien sur, elle n'aurait pas été arogante mais elle serait restée duchesse. Bah vous direz qu'elle est née duchesse mais là, la jeune fille prenait une leçon de vie.

Elle écouta à peine la femme mais fut intriguée par la dernière phrase que celle-ci murmura à Iskander. Elle n'avait pas entendu.
Alors elle s'approcha à son tour et s'adressa à Iskander


- Qu'a-t-elle chuchoter ?
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MessagePosté le: Sam 19 Mar 2011 - 23:55    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

J'en restai coi un moment.

J'avais bien entendu les paroles de la Frida.

Frida "la blonde", un nom de loin, pas tout à fait italien. Frida avait une histoire qui me dépassait.

Mais ... sa dernière description me sidéra.

Le ventre ouvert.

J'avais parlé autant à son attention qu'à celle de la jeune duchesse arrivée aux nouvelles.

C'est ... laissées ainsi, le chasseur ne peut plus récupérer la viande pour les siens, car elle se gâte.

Etait-ce une ouverture vive, faite par une lame ? Ou celle laissée par les dents d'un animal ?

T'en souviens-tu Frida ?
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Eddo Puègmirol
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MessagePosté le: Mer 23 Mar 2011 - 09:42    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Le duc écoutait, comme promis en silence. Il faut dire que le silence était lourd dans la chapelle. Tout le monde regardait la scène selon sa façon d'être, de vivre, de voir le monde et selon son histoire. Les autres chefs de villages regardaient avec dédain la femme, par son statut de femme, par son outrecuidance à parler à leur place, parce qu'elle se fait remarquer devant le duc alors qu'eux sont la comme des imbéciles à ne rien dire et ne rien savoir dire. Le capitaine regardait la femme avec tristesse, celle de l'homme à femme qui voit le déchet d'une beauté qui à du ravir bien des coeurs. Le chapelain, la regarde avec horreur, l'horreur de l'homme de foi qui voit le mal partout et surtout là ou il peux aller le chercher.

Le duc lui écoutait d'une oreille distraite, se demandant où tout cela allait les emmener. Des faons morts, des ventres ouverts. Il est certain qu'un enfant doit être bien mal de voir un tel spectacle. Voir sa famille tuer le cochon, décapiter les poules et autres gallinacés, voir veuler, agneuler et autres, tel sont les habitude des enfant des campagnes. Tuer au lance pierre des oiseaux, des petits animaux était aussi une habitude. Mais voir de nobles animaux  être éventrés, cela devait choquer.

Alors qu'il ouvrait la bouche pour prendre la parole, le bedeau entre dans la chapelle. Sans faire montre d'un intérêt quelconque pour la scène qui se déroule dans celle-ci l'homme gras et au visage lourd de ceux qui n'ont pas l'esprit rapide, il passe dans la scène et s'approche de la corde vermoulue qui pend à l'opposé du choeur ou se trouve le duc et ses invités. Consciencieusement, il se crache dans les mains, puis, alors que le chapelain, le regarde d'un visage devenue blanc devant l'incongruité de la chose, il se met à tirer sur la corde.

Le capitaine commence à se mettre en marche pour l'arrêter quand c'est lui qui est stoppé par le duc, qui à un sourire large et amusé. Il lui dit.
Laissez faire, c'est important pour toute la vallée. Le capitaine regarde le duc avec étonnement puis avec respect, avant de reprendre sa place. Car une cloche est un élèment plus qu'important dans le quotidiens d'un serf. Elle rythme sa vie, lui dit où il en est de sa journée et lui permet de savoir s'il a prit du retard dans sa tache, combien de temps il lui reste, c'est aussi un signe de ralliement si un problème se passe au village, un signe d'allégresse de temps en temps.

Une fois les huits coups sonnés et l'appréhension de certains de savoir si l'édifice n'allait pas s'éffondrer sur eux, puis après le temps de raisonnance qui empeche encore les gens de parler, le duc souriant dit.
En coin ton histoire diffère tel de faons dévorer par des loups? où par des linx? ou par qu'importe l'animal sauvage?

Le duc parle un peu fort ayant encore le raisonnement des cloches à l'oreille et tenant a être entendu par l'assembler.

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011 - 07:37    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

La belle jeune fille s'était approchée pour entendre ce qu'elle disait. Frida fit un pas en arrière, d'instinct elle la haïssait cette jeune fille.
La demoiselle transpirait la noblesse par tous les pores de sa peau. Elle était jeune et elle irradiait. Elle était tout ce que Frida ne serait jamais.
Elle était tout ce que Frida avait toujours rêve. La Noblesse et la Beauté. Cette jeune fille n'avait jamais du connaitre la faim, ni la souffrance.
Frida regretta d'être venue, mais elle voulait tant voir le duc.
 Le bedeau entra lentement, Frida eut un mouvement vite refréné. Décidément, tous ceux qu'elle détestait était là ce jour. Le bedeau elle ne l'aimait pas.
 Pourquoi ? parce que... dans un village, on tolère même on protège celui qui est lent,celui que la nature a délaissé oui, dans un village, le débile léger est protégé mais pas le deuxieme.
 Le deuxième lui est chassé, moqué, il est mis au ban du village. Il exclu et le deuxieme était le fils de Frida.

Le bedeau avait enfin fini, elle regrettait d'avoir parlé. Frida aurait voulu être loin, maintenant.
Elle n'avait pas résisté au désir de paraitre devant le Duc. Elle n'avait pas résisté de dire ce que les autres ne savaient pas. Mais une peur sourde l'envahit.avait-elle eu raison ?
Elle regarda le Duc, il était sévère. On lui avait dit qu'il pouvait être inflexible. Puis son regard se posa sur l'homme, le bon. Elle ignora la jeune fille.


- Ce ne sont pas des loups qui ont tués ces faons, ce sont des hommes. La chair était coupée pas déchiquetée et..


Elle haussa la voix et prévint la question qui n'allait pas tarder à tomber


- Je ne sais pas qui a fait ça, Votre Grâce !

La peur se lisait dans ses yeux. Elle mesurait l'ampleur de ce qu'elle avait dit.
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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2011 - 17:11    Sujet du message: Une chasse au cerf Répondre en citant

Il y eut comme un éclat ... le bedeau fendant la foule, mine de rien ...

Puis Frida ... Frida, s'avançant seule contre la foule, bravant les siens, ses voisins ... son amertume à l'encontre l'Alinoë, sa peur de son Seigneur. Le courage d'une femme, celui de se dresser, non pas en foule, mais seule, armée de rien du tout, consciente de ce qu'elle craint, pour les siens d'abord, et pour eux à travers elle.

Puis de révéler ... des faons tués, de la main de l'homme.

Assez pour rendre le cerf furieux.

Assez pour faire venir le Duc au secours.

Assez pour ... pourquoi donc le Bedeau était-il là à sonner la cloche pour tous ? Qui avertissait-il à cette heure et pourquoi ?

Sans doute serait-ce déplacé de l'interrompre.

J'eus juste ce mouvement d'aller de l'avant, me placer à la droite de Frida, entre le Duc et la foule ... la cloche sonnait les heures, ou l'heure, je ne savais. Le Duc était au centre. Le fou que j'étais protégeait le pion. La jeune Dame l'était par la Tour.

Juste le temps d'une parole douce.

Merci.

Et pressentir le mouvement avant qu'il se déchaîne.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:11    Sujet du message: Une chasse au cerf

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